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Champs brûlés

Avec Champs brûlés, Agathe Naito invite fictivement le public à faire quelques pas sur un champ de fleurs brûlées représenté par des plaques de grès sur lesquels il ne reste plus que la trace de graines de fleurs sauvages consumées par le feu. Le minéral s’est imposé. Cette promenade nous rappelle l’appauvrissement de certains sols surexploités. Noir profond, brûlé non par le soleil, mais par l’activité humaine, ou coloré, quel chemin souhaitons-nous emprunter ? La composition se prolonge avec Ornières, inspirée par les débris de terre laissés par les véhicules agricoles sur la chaussée. C’est comme si Agathe Naito avait dessiné sur le sol avec des déchets et objets modelés (parties de corps, outils, etc.) en porcelaine. Le regard se perd dans ce désordre soigneusement orchestré. Les mots surgissent : rupture, réorganisation, création, cosmologie, convoquer, ouvrir, imaginer…
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Ending Explained

L’artiste et professeur Will Benedict a soumis une série de règles aux étudiants/es du Master European Art Ensemble pour leur exposition au DOC ! (Paris), demandant à chaque étudiant/e de produire un poster imitant et commentant la culture Internet du mème. Une série de sculptures réalisées par les étudiants/es fait face au corpus de posters exposé sur le mur de la galerie. « Contrairement aux designers, les artistes ont un rapport plus ambigu à l’efficience. Dans le domaine du design, la condition première de production est le client. Mais pour qui et dans quel but l’artiste travaille-t-il ? Pour le collectionneur ? Le public ? Les humains ? Le marché a du mal à régler les réalités pratiques et émotionnelles de cette division classique. Le marché a du mal à faire beaucoup de chose d’ailleurs. Il y a cinquante ou cent ans, les artistes, designers, performers, écrivains et poètes ont tenté de rompre les distinctions arbitraires qui constituaient la légitimité d’un genre. Aujourd’hui, à l’ère du Brexit et de Trump, nous nous raccrochons à eux. Angela Merkel est notre héroïne et les Français ont fait le choix de mener le néolibéralisme à une étape supérieure. Monsieur Gorbachev, faites tomber ce mur. » Will Benedict The artist and […]
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« Le ciel est beau ici aussi »

Quotidiennement, nous devons nous positionner dans notre famille, notre travail, notre village, notre pays, etc. Avec Le ciel est beau ici aussi, j’évoque cette problématique qui concerne la question de l’identité toujours en mouvance et que nous essayons vainement de fixer. J’illustre mon propos en partant d’une interprétation des photos du ciel, toujours changeant, prises par ma grand-mère japonaise : des regards portés sur l’horizon et auxquels sous-tend l’affirmation « c’est plus beau ailleurs ! » Ce sont deux points de vue qui convergent et qui explorent les airs – laissons-nous porter !
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« Tissé, tendu au bout du fil »

Avec une attirance similaire pour les sujets qui concernent Morphologie végétale, je travaille avec les fils, les cordes et les nœuds. Dans cette quête, je me réfère entre autres aux nombreuses croyances populaires japonaises qui évoquent les fils, les cordes, les nœuds pour illustrer les liens qui unissent les personnes, mais aussi les espaces.
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Légendes d’automne

Suite à l’exposition de mon travail de CFC, PEKO PEKO et autres chroniques sur la faim, la Galerie MS Midnight Sun à Morges m’a donné carte blanche. J’ai investi les lieux en réinventant et en mettant en scène les récoltes d’automne. Ce projet m’a permis d’explorer les frontières entre la réalité et la fiction. J’ai joué avec les formes issues directement de la nature en les transformant par le biais de divers procédés : moulage, découpage, ponçage, et par l’association de divers matériaux : céramique, bois, linogravure. Je me suis aussi intéressée à des questions d’échelle en réalisant un triptyque. La structure des feuilles s’efface et laisse place au regard : la répétition du même module lui permet de se perdre et de compléter l’image à sa guise.
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Morphologie végétale

Avec Morphologie végétale, je m’intéresse aux plantes et à la biosphère en général. J’observe la nature et j’en extraits des éléments : formes, couleurs, textures. Le développement en réseau et la façon dont la nature envahit l’espace fait écho avec une partie de mon instinct créatif si ce n’est de l’instinct créatif primitif auquel nous sommes tous soumis initialement (cf. dessins d’enfants, art brut). En reliant et répétant toujours les mêmes modules, le moment de la création se révèle tout aussi important que l’œuvre finale.
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Eloge du quotidien

Ayant été initiée à la cérémonie du thé (chanoyu) durant mon séjour au Japon, j’ai remarqué que la philosophie appelée La voie du thé, dont est issue la cérémonie du thé, a profondément marqué la culture japonaise : non seulement dans la manière de travailler dans un atelier de céramique traditionnelle où chaque geste est ritualisé, mais également dans la façon dont chacun perçoit son environnement quotidien. Les arts de la table – la vaisselle et les critères esthétiques auxquels elle répond – sont des exemples manifestes. Ainsi, s’est amorcée une réflexion sur la conscience de l’objet en Orient et aussi en Occident. J’ai notamment entrepris des recherches sur l’histoire de La voie du thé. Puis, j’ai mené une enquête sur la relation que mon entourage entretient avec sa vaisselle quotidienne à travers un questionnaire sur l’assiette. Les résultats ont confirmés mes prédictions : mon entourage en Suisse ne semble pas avoir conscience des objets – formes, couleurs, textures, etc. – qui l’entourent. Je continue à développer ce projet en créant entre autres des collections d’objets utilitaires non conventionnels destinés à un large public car « tout le monde rêve de luxe ».
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PEKOPEKO et autres chroniques sur la faim

Travail de diplôme CFC, 2016 A Ojiisan Autour du thème du repas, j’ai souhaité explorer les limites entre l’objet céramique fonctionnel et expressif. Le repas octroie un rôle fondamental à la céramique depuis des millénaires, celui de contenir nos aliments, et se constitue comme un rituel quotidien prétexte aux rassemblements. L’heure du repas représente une trêve : se nourrir non seulement de denrées, mais également de conversations, de regards, de réflexions dans une perspective de renouvellement. Du contenant au contenu un glissement s’opère et nous autorise à transgresser la réalité quotidienne par le biais de notre imaginaire. C’est à partir de cette définition du repas que j’ai réalisé une installation réunissant des assiettes fonctionnelles et non-fonctionnelles (contenants) et des objets expressifs figuratifs et abstraits (contenus). Certains objets expressifs font concrètement partie de certaines assiettes tandis que d’autres s’en détachent pour devenir des pièces sculpturales à part entière. Ces objets sont issus aussi bien de mon quotidien que du folklore suisse et japonais auquel je suis sensible en raison de mes origines. Il s’agit d’une invitation à un repas dont le menu serait composé entre autres d’une assiette dont la forme se déclinerait comme une conversation, des rapports de textures, des […]
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